vendredi 30 septembre 2016

Qui est Georges-Apu ?


Premier démarrage de la bête, elle sursaute, bouge, tressaute, vibre… C’est VIVANT !!
« Klonk !! » c’est le bruit quand la première passe. Le moteur fait un bruit de moteur. Pas un feulement ou un léger sifflement comme sur la plupart de la production actuelle, non là c’est un mélange de « crac-flop-poum-clap-poum-flop-flop-clac » dans les graves. Un petit coup d’accélérateur et c’est la cavalerie de Gengis-khan qui débarque en hurlant. Un bruit et quel bruit !! MA-GNI-FIQUE !! Seuls Ducati et Harley peuvent s’aligner !! Je me lance. Je jette un œil au compteur qui trône sur le phare. Il est seul. Pas de voyant à part la réserve (qui s’allume à mi-réservoir !!). Pas non plus de comptes tours….
Un compte-tours ? Quelle horreur !! Pourquoi pas un GPS ? Non, ici on est dans le monde de la sensation. Du ressenti. Le moteur tu l’écoutes. Les rapports tu les passes à l’oreille. Tu sais si c’est le moment. Un ensemble de signaux tel que, la fréquence de vibration, le type de bruit, ce genre de choses, qui donnent le signal pour passer le rapport supérieur. Ca n’est pas un compte-tours qui te le dis. C’est la moto. Avec une Enfield le mot pilotage prend tout son sens. Les autres motos sont parfaites et donc fades. Range-Rover contre 2cv. C’est le même rapport. C’est un autre monde. J’ai rien contre, j’ai connu et c’est très bien, mais on s’y emmerde. Aucuns bruits… silence absolu… L’électronique embarquée te dis quoi faire et gère tout à ta place. Oui c’est bien et alors ? J’aime bien aussi prendre le Train, y’a même un conducteur qui gère ma conduite. Y’a même des rails pour ne pas sortir du chemin….
Sur l’Enfield, tu revis. La bécane tu la tiens. C’est pas elle qui décide de tout, c’est pas toi non plus, faut composer. Rouler en Enfield c’est un partage.
Pour doubler ? Avant (BMWR1200R), j’appuyais sur la gâchette et après une poussée de plusieurs G, je me retrouvais devant la voiture visée. En un claquement de doigts. Je n’étais pas loin de la téléportation…
Maintenant, j’étudie le mouvement à effectuer. J’évalue la distance du véhicule qui arrive en face avec sa vitesse, j’écoute les claquements de mon moteur pour savoir ce qu’il peut donner, pendant combien de temps et avec tous ses éléments je tente le dépassement ou pas. Et si je ne peux pas j’attends la prochaine occasion. Faut pas être pressé en Enfield. Si t’es un speedé, prend une autre bécane, t’as rien à faire ici…
C’est pas une bécane, c’est une ode à la lenteur. Un mépris absolu de toute notion de temps et de vitesse.
Croisière entre 80 et 90 Km/h. L’aiguille indique la route droit devant. Un signe ? A l’oreille je dois être aux ¾ de la puissance. En plein dans la cible du couple. Je gère l’accélération comme un skipper sur son voilier. Un mouvement infime du poignet et les voiles claques plus ou moins. Plus une sensation qu’un mouvement d’ailleurs. Plus une idée qu’un geste. Elle se conduit avec tous le corps. D’ailleurs les vibrations te le rappellent. Tu les sent jusque dans la nuque.
A cette vitesse le vent te pousse légèrement, c’est une présence pas un frein. Au-delà ce serais trop, là, c’est juste parfais. Quand je pense qu’avant j’avais une bulle… Et surprise, sur la nationale (je ne prends plus l’autoroute, c’est mal. Dieu a créé les nationales, les autoroutes, elles, sont l’œuvre du Malin…) tu te rends compte qu’à cette vitesse, tu doubles des voitures !! Donc tu es dans le flux à cette allure. Et puis tu regardes enfin autour de toi. Tu lèves la tête. Les gens ne regardent plus autour d’eux. Rivés sur leur téléphones, leurs tablettes, leurs GPS… En Enfield tu reprends goût à la vie. Et y’a tellement de choses à voir autour de soit qu’à cette allure on s’emmerde pas une seconde.
C’est pas une bécane, c’est une thérapie. Devrait être remboursée par la sécu…
Le freinage. Mais quel freinage ? Mais à l’allure où l’on va et avec le frein moteur d’un gros mono, nul besoin de cet accessoire ! Les « ingénieurs » indiens l’ont bien compris. Tiens d’ailleurs en parlant des indiens. Est-il possible de « sentir » qu’une bécane a été faire « à la main » ? Je ne sais pas. En tous cas quand je suis dessus ou que je la regarde j’imagine qu’il y a des mecs à l’autre bout du monde qui ont boulonné le machin, d’autres qui ont peint le réservoir, comme des artisans, ce qui fais d’elle une moto unique. Je me fais peut-être des idées, la nouvelle usine d’où elle sort est peut-être ultra-robotisée à l’occidentale. Mais je me plaît à penser qu’elle a été faite à la main (comme une Aston Martin mélange d’ultra technologie et d’artisanat).
Un voyage ? Un trip en peu long ? Avant je remplissais les valises et hop, sur l’autoroute à 150 Km/h en croisière. Maintenant, c’est une étude des cartes. Relier le point A au point B par une ligne droite en prenant les petites routes. Analyse des chemins possibles et du parcours, le voyage commence AVANT !!
C’est un aimant à sourire. Les gens se retournent en attendant le bruit et quand il la voit, ils sourient. Elle leur donne la banane. Ils viennent discuter. « C’est quoi ? » « Quelle âge elle à ? » « Elle a fait la guerre ? ». Tous les motards lèvent le pouce, des pilotes d’MVAgusta DragsterRR aux Hell’s Angels en Harley. J’ai jamais vu une moto faire autant consensus.
C’est pas une bécane, c’est un lien social.
Rouler en Enfield, c’est adorer Léonard de Vinci et apprécier un « Soulages ». C’est aimer AC/DC sans renier Mozart, c’est se régaler d’un plat préparé par un grand cuisinier et être capable d’aller chez Burger King (Dieu a créé Burger King, Mc Do est l’œuvre du Malin). Adorer un film de Buster Keaton et voir avec plaisir « Armagedon ». Bref, c’est aimer les belles choses du passé sans renier le présent.
Voilà, c’est ça.
Rouler en Enfield c’est un art de vivre.
En d’autres termes, c’est vachement bien !!
D’ailleurs mon Enfield n’est pas une bécane, c’est un ami !! Georges-Apu qu’il s’appelle.






mardi 6 septembre 2016

La petite Suzie ...

...était à peine partie que déjà deux prétendantes pointaient le bout de leurs phares...

Deux jolies allemandes de la meilleure lignée qui soit !

Sacré Georges.

lundi 5 septembre 2016

Gautier était "chafouin"...



Marie-Astrid l'avait traînée chez les Berthiers samedi soir sous le fallacieux prétexte d'un anniversaire (d'une personne dont il ignorait jusqu'à l'existence), alors que la véritable raison était (comme d'habitude) le soutien que Marie-Astrid portait à Anne-Amélie lors de ses (multiples) ruptures avec ses amants.
Pendant ce temps il supportait les aventures de chasse d'Hubert-Jérôme...
Un sombre bellâtre nommé Juan-Alessandro d'origine vaguement hispanique était donc responsable de cette morne soirée.
...Gautier était "chafouin"...
... Il reprit 2 fois de la paella...

samedi 3 septembre 2016

vendredi 2 septembre 2016